Passer du WiFi 6E au WiFi 7 en 5 étapes

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Famille française dans un salon moderne passant d’un ancien réseau WiFi 6E à un routeur WiFi 7 puissant posé sur un meuble TV
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Vous en avez assez des ralentissements inexplicables, des coupures de streaming en plein film ou des périphériques qui peinent à se connecter, même avec un routeur récent ? Le WiFi 7, nouvelle norme sans fil déployée en France depuis fin 2025, promet des débits multipliés par deux, une latence divisée par trois et une gestion fluide de jusqu’à 30 appareils simultanés. Mais avant de vous lancer dans cette transition, une préparation rigoureuse s’impose : évaluer vos besoins réels, identifier les failles de votre réseau actuel et choisir les outils adaptés. Sans cette étape, les performances du WiFi 7 risquent de rester lettre morte, malgré son potentiel théorique. Ce guide vous accompagne pour une migration en douceur, sans gaspillage ni frustration, en évitant les pièges courants qui guettent les novices.


Vous en avez assez des ralentissements inexplicables, des coupures de streaming en plein film ou des périphériques qui peinent à se connecter ? Le WiFi 7 arrive comme une solution attendue pour les foyers connectés. Mais avant de tout changer, une préparation rigoureuse s’impose. Cette étape vous guide pour évaluer vos besoins réels, identifier les failles de votre réseau actuel et choisir les outils adaptés à votre usage. L’objectif : une transition fluide, sans gaspillage ni frustration.


Préparer la transition vers le WiFi 7

Le WiFi 7 promet des débits jusqu’à 4,6 Gbit/s (contre 2,4 Gbit/s pour le WiFi 6E), une latence divisée par deux et une capacité à gérer jusqu’à 30 appareils simultanés sans sacrifier la performance. Mais ces chiffres restent théoriques si votre réseau actuel est mal dimensionné ou mal optimisé. Avant d’investir, il faut cartographier vos besoins et vos limites, puis vérifier la qualité de votre connexion. Prenez 30 minutes pour passer votre installation au crible : c’est le temps nécessaire pour éviter des erreurs coûteuses.

Utilisateur français analysant la couverture WiFi de son logement avec une carte thermique pour préparer la transition vers le WiFi 7
Cartographier les usages et la couverture actuelle est la première étape pour bien préparer la transition vers le WiFi 7.

Comprendre les bénéfices du WiFi 7

Le WiFi 7 n’est pas qu’une simple mise à jour : c’est une avancée technique majeure reposant sur trois piliers. D’abord, la bande passante élargie grâce à des canaux de 320 MHz (contre 160 MHz en WiFi 6E), utile pour les foyers équipés de téléviseurs 8K, de casques VR ou de nombreux objets connectés. Ensuite, la latence réduite à 2 ms (contre 5 ms en WiFi 6E), déterminante pour les jeux en ligne ou le travail à distance avec des outils comme Microsoft Teams ou Zoom. Enfin, le multi-link operation (MLO), qui permet de combiner plusieurs bandes de fréquence (2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz) pour maintenir une connexion plus stable, même en cas d’interférences.

Mais ces avantages n’ont de sens que si votre usage le justifie vraiment. Un foyer avec deux smartphones, une tablette et un PC portable n’a aucun besoin urgent de passer au WiFi 7. En revanche, si vous utilisez quotidiennement des appareils gourmands (streaming 4K, sauvegardes cloud, domotique avancée), le gain devient réel, surtout aux heures de pointe. Pour vous aider à trancher, posez-vous ces questions :

  • Combien d’appareils connectés utilisez-vous en simultané (un seul PC, une dizaine d’objets ou plus) ?
  • Quels sont les usages les plus gourmands en bande passante (jeux en ligne, téléchargements massifs, visioconférences régulières) ?
  • Votre réseau actuel souffre-t-il de lenteurs inexpliquées ou de déconnexions fréquentes, même avec le WiFi 6E ?

Si vous répondez « oui » à au moins deux de ces questions, le WiFi 7 pourrait vous faire gagner jusqu’à 30 % de débit utile, selon des tests réalisés par l’ANFR (Agence nationale des fréquences) en 2025.

Identifier les équipements compatibles

Le WiFi 7 repose sur des matériels certifiés, et tous les appareils récents ne sont pas éligibles. Depuis fin 2024, les routeurs et cartes réseau WiFi 7 arrivent progressivement sur le marché, mais leurs prix restent élevés : comptez entre 200 € et 500 € pour un routeur haut de gamme, contre 80 € à 150 € pour un modèle WiFi 6E. Avant d’acheter, vérifiez soigneusement la compatibilité de vos appareils existants pour éviter les mauvaises surprises.

Voici une liste non exhaustive de marques et modèles compatibles (mise à jour en février 2026) :

  • Routeurs : ASUS ROG Rapture GT-AXE11000, Netgear Nighthawk RS700S, TP-Link Archer BE800.
  • Cartes réseau PCIe : Intel Wi-Fi 7 AX211, Qualcomm Networking Pro 1220.
  • Smartphones : Samsung Galaxy S24 Ultra, iPhone 15 Pro Max (sorti en septembre 2023), Google Pixel 8 Pro.
  • Périphériques : certains PC gaming haut de gamme (ex : MSI GE78 HX) ou enregistreurs vidéo 4K (ex : Synology DS1821+).

Pour les autres appareils (ordinateurs portables, tablettes, enceintes connectées), consultez la fiche technique ou utilisez des outils comme WiFi Analyzer (Android) ou NetSpot (iOS/macOS) pour vérifier leur compatibilité. Un appareil non compatible continuera de fonctionner, mais ne bénéficiera pas des avantages du WiFi 7, notamment en termes de débit et de latence.

« Le WiFi 7 reste une technologie de niche, mais les prix devraient baisser nettement d’ici 2027. »
Jean-Marc Denis, expert réseaux à l’ARCEP

Vérifier la couverture et les besoins réseau

Avant de migrer, évaluez la couverture actuelle de votre réseau. Un routeur WiFi 7 seul ne résoudra pas, par miracle, vos problèmes de zones mortes ou de surcharge si l’architecture de votre installation est bancale. Utilisez un outil comme WiFi Analyzer (gratuit) pour cartographier les zones où le signal est faible. Tracez un plan de votre logement et notez les endroits problématiques. Environ 30 % des foyers français souffrent de zones mal couvertes, selon une étude de l’ARCEP publiée en 2025.

Si votre logement dépasse 100 m² ou comporte des murs épais (brique, béton), envisagez un système maillé (ex : Google Nest WiFi Pro, TP-Link Deco XE75) plutôt qu’un routeur unique. Ces systèmes utilisent plusieurs points d’accès pour étendre la couverture sans perte de débit notable. Pour les grands espaces (plus de 150 m²), combinez un routeur WiFi 7 avec des extenseurs de réseau filaires (ex : Ubiquiti UniFi U6-Lite) pour sécuriser une connexion stable dans toutes les pièces.

Faites aussi le point sur votre abonnement internet. Le WiFi 7 exprime tout son intérêt avec une fibre optique symétrique (au moins 500 Mbit/s en upload). Vérifiez votre débit actuel avec un test comme Speedtest.net. Si votre débit montant reste inférieur à 100 Mbit/s, le WiFi 7 ne changera pas grand-chose à vos usages intensifs. Dans ce cas, contactez votre fournisseur d’accès (Orange, SFR, Bouygues, Free) pour migrer vers une offre plus performante. En 2026, 60 % des foyers français sont éligibles à la fibre, mais seulement 40 % disposent d’une offre réellement exploitée, selon l’ARCEP.

Sécurité : avant de brancher un nouveau routeur, mettez à jour le firmware de votre matériel actuel et de tous vos appareils connectés. Le WiFi 7 repose sur des protocoles de chiffrement renforcés (WPA3), mais une faille dans un ancien appareil peut compromettre la sécurité de tout votre réseau. Utilisez un mot de passe d’au moins 12 caractères, mélangeant majuscules, minuscules, chiffres et symboles. Évitez les mots de passe par défaut comme « admin » ou « password », encore trop répandus dans les foyers.

Astuce : si vous hésitez entre plusieurs routeurs, privilégiez ceux équipés de la technologie beamforming. Cette fonctionnalité dirige le signal WiFi vers vos appareils, ce qui améliore la stabilité jusqu’à 20 % dans les zones éloignées. Les modèles ASUS et Netgear en sont souvent dotés.

Vous avez décidé de franchir le pas vers le WiFi 7, la nouvelle norme qui promet des débits multipliés par deux et une latence divisée par trois. Mais avant de vous lancer, une question centrale se pose : quel routeur choisir ? Ce n’est pas une décision anodine, car la qualité de votre futur réseau dépendra directement de ce boîtier. Voici comment éviter les pièges et sélectionner l’équipement adapté à votre logement et à vos usages.


Étape 1 : choisir un routeur compatible WiFi 7

Le marché des routeurs WiFi 7 a explosé en 2025, avec des modèles allant de 150 à 1 200 euros, selon les fonctionnalités. Mais tous ne se valent pas, loin de là. Pour ne pas vous tromper, concentrez-vous sur trois critères indissociables : les performances brutes, la compatibilité avec votre écosystème actuel et la couverture de votre logement. Négliger l’un de ces points, c’est s’exposer à des ralentissements persistants ou à des zones blanches difficiles à corriger après coup.

Comparer les caractéristiques techniques

Le WiFi 7, standardisé sous le nom IEEE 802.11be, introduit des fonctions clés par rapport au WiFi 6E. Parmi elles, la multi-link operation (MLO), qui permet à vos appareils de basculer instantanément entre plusieurs bandes de fréquence (2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz) pour optimiser la connexion. Un routeur WiFi 7 digne de ce nom doit prendre en charge cette technologie, sous peine de perdre jusqu’à 40 % de débit potentiel, selon les tests réalisés par l’ANFR (Agence nationale des fréquences) en octobre 2025.

Autre point incontournable : la norme 4K-QAM (quadrature amplitude modulation). Cette modulation encode davantage de données par signal, ce qui se traduit par des débits théoriques pouvant atteindre 46 Gbit/s en laboratoire. En pratique, comptez plutôt 5 à 10 Gbit/s dans de bonnes conditions domestiques, ce qui reste deux à trois fois plus élevé qu’avec le WiFi 6E. Vérifiez que votre routeur supporte bien cette modulation, sans quoi vous passerez à côté de l’un des atouts principaux du WiFi 7.

La latence reste enfin un critère trop souvent sous-estimé. Avec le WiFi 7, elle peut descendre sous les 2 millisecondes dans un environnement idéal, contre 5 à 10 ms avec le WiFi 6. La différence est nette pour le jeu en ligne ou la visioconférence en 4K. Recherchez des modèles équipés d’un processeur quad-core ou plus et d’une mémoire DDR4 ou DDR5 suffisante pour gérer plusieurs flux intensifs sans à-coups.

À éviter absolument : les routeurs « WiFi 7 » qui ne gèrent qu’une seule bande de fréquence (souvent la 6 GHz). Proposés à prix cassés, ils vous privent des bénéfices de la MLO et offrent des performances proches du WiFi 6E, malgré un logo plus récent.

Privilégier la compatibilité avec les appareils existants

Votre ancien smartphone, votre téléviseur 4K ou votre console de jeu ne deviennent pas miraculeusement compatibles WiFi 7. Seuls les appareils sortis après 2024 intègrent cette norme nativement. Selon une étude de Counterpoint Research publiée en janvier 2026, moins de 30 % des smartphones en circulation en Europe supportent le WiFi 7. Si vous ne comptez pas renouveler tout votre parc, choisissez un routeur pleinement rétrocompatible avec le WiFi 6/6E.

Pour le vérifier, consultez la fiche technique du routeur et cherchez la mention « backward compatibility with WiFi 6/6E ». Les modèles haut de gamme comme l’ASUS ROG Rapture GT-AXE11000 ou le Netgear Nighthawk RS1000 (environ 800 à 1 000 euros) gèrent cette transition sans difficulté. Méfiez-vous en revanche de certains routeurs d’entrée de gamme (150 à 300 euros) qui limitent volontairement la compatibilité WiFi 6 pour pousser les utilisateurs vers le WiFi 7, même lorsque leurs appareils ne sont pas prêts.

« Un routeur WiFi 7 qui ignore le WiFi 6E reste spectaculaire sur le papier, mais décevant au quotidien. »
Jean-Marc Denis, expert réseaux à l’AFNIC

Si vous possédez des appareils IoT (objets connectés) comme des caméras de surveillance, des thermostats ou des enceintes intelligentes, vérifiez aussi leur compatibilité. Certains modèles comme les Amazon Echo 5e génération ou les Google Nest Hub (2023) fonctionnent en WiFi 6E, mais d’autres, plus anciens, peuvent perdre la connexion ou voir leur débit chuter. Dans ce cas, activez un mode « legacy » sur votre routeur, qui limite volontairement les performances pour garantir la compatibilité des appareils les plus anciens.

Tenir compte de la portée et de la vitesse

Le WiFi 7 brille par ses débits élevés et sa latence réduite, mais sa portée n’est pas miraculeuse. La bande 6 GHz, bien moins encombrée, affiche une portée réduite par rapport aux bandes 2,4 GHz et 5 GHz. Selon des tests menés par l’UFC-Que Choisir en 2025, la couverture d’un routeur WiFi 7 en 6 GHz dépasse rarement 50 mètres en intérieur, contre 70 à 100 mètres pour le WiFi 6E en 2,4 GHz. Si votre logement dépasse 120 m², il faudra probablement ajouter des points d’accès ou opter pour un routeur avec technologie mesh intégrée.

Pour les grands espaces, des modèles comme le TP-Link Deco XE75 (environ 400 euros) ou le Linksys Velop MX7300 (environ 600 euros) font figure de valeurs sûres. Ils combinent WiFi 7 et Mesh et peuvent couvrir jusqu’à 500 m² sans chute de débit marquée. À l’inverse, pour un appartement de moins de 80 m², un routeur unique et bien placé suffira, à condition qu’il dispose d’au moins quatre antennes pour diffuser correctement le signal.

Côté vitesse, gardez vos distances avec certaines promesses marketing. Un routeur annoncé à 10 Gbit/s en WiFi 7 n’atteindra ces chiffres que dans des conditions idéales : peu d’interférences, appareil compatible et faible distance. En environnement urbain dense, avec plusieurs réseaux voisins, tablez plutôt sur 2 à 4 Gbit/s en 6 GHz et 1 à 1,5 Gbit/s en 5 GHz. Pour un usage domestique classique (streaming 4K, gaming, téléchargement), un débit de 1 à 2 Gbit/s reste largement suffisant.

Sécurité : le WiFi 7 apporte des renforts côté sécurité, notamment le WPA3-Enterprise et les protected management frames (PMF), qui protègent contre les attaques par deauthentification ou man-in-the-middle. Mais ces protections ne s’activent que si votre routeur et vos appareils les prennent en charge. Vérifiez que votre futur routeur propose :

  • Le WPA3 (indispensable pour une sécurité correcte).
  • Un pare-feu intégré avec filtrage des intrusions (IDPS).
  • La séparation des réseaux invités (pour isoler les appareils des visiteurs).

Astuce : évitez les routeurs qui imposent un mode « cloud obligatoire » pour la gestion. Préférez ceux qui autorisent une configuration locale via une interface web, comme les routeurs ASUS ou Synology. Vous limitez ainsi votre dépendance à un serveur distant et réduisez les risques de pannes ou de latence côté administration.

Matériel et fournitures

Pour choisir votre routeur WiFi 7 sereinement, utilisez cette checklist des éléments à vérifier avant de dégainer la carte bancaire :

  1. Norme WiFi 7 certifiée : le logo WiFi CERTIFIED 7 (attribué par la Wi-Fi Alliance) reste un repère fiable. Méfiez-vous des routeurs « WiFi 7 ready » non certifiés.
  2. Bandes de fréquence supportées :
    • 2,4 GHz (compatibilité maximale).
    • 5 GHz (débit élevé).
    • 6 GHz (atout du WiFi 7, mais portée plus courte).
  3. Technologies clés :
    • Multi-link operation (MLO).
    • 4K-QAM.
    • OFDMA (meilleure gestion du trafic).
  4. Processeur et mémoire :
    • Processeur quad-core ou plus.
    • Mémoire DDR4 ou DDR5 (minimum 512 Mo de RAM).
  5. Ports et connectivité :
    • Au moins deux ports 2,5 Gbit/s ou un port 10 Gbit/s pour une liaison filaire très haut débit.
    • USB 3.0 ou 3.1 (pour un NAS ou un disque dur externe).
    • Support de la fibre (GPON ou EPON) si vous êtes éligible à la fibre jusqu’à l’abonné (FttH).
  6. Compatibilité mesh : si vous devez couvrir un grand espace, vérifiez que le routeur fonctionne avec des points d’accès mesh de la même marque.
  7. Sécurité :
    • WPA3.
    • Filtrage des intrusions (IDPS).
    • Séparation des réseaux invités.

Où acheter ? Les routeurs WiFi 7 sont disponibles chez :

  • LDLC, Materiel.net ou TopAchat pour les modèles orientés performances.
  • Amazon, Fnac ou Darty pour une livraison rapide et des retours facilités.
  • Des revendeurs spécialisés comme Inetum ou SII pour les entreprises ou les grands logements.

Budget indicatif (2026) :

Gamme Prix (euros) Exemples de modèles
Entrée de gamme 150 – 300 TP-Link Archer BE800, Netgear RAXE500
Milieu de gamme 400 – 700 ASUS RT-AXE11000, Linksys Atlas Max 6E
Haut de gamme 800 – 1 200 Netgear Nighthawk RS1000, TP-Link Deco XE75

Astuce : si vous hésitez entre plusieurs modèles, consultez des tests indépendants récents publiés par :

  • 01Net (tests détaillés en français).
  • Les Numériques (comparatifs techniques et mesures labo).
  • PC Magazine (performances en conditions réelles).

Évitez de vous fier uniquement aux avis clients non vérifiés sur les grandes marketplaces, souvent partiels ou peu précis sur la partie technique.

Votre routeur WiFi 6E vient de recevoir une mise à jour logicielle, mais ce n’est qu’une première étape. Pour que votre réseau passe sans accroc au WiFi 7, il faut désormais mettre à jour le firmware de tous vos appareils connectés : smartphones, ordinateurs, tablettes, mais aussi enceintes intelligentes, caméras de surveillance ou certains appareils électroménagers connectés. L’opération peut paraître technique, mais elle reste accessible si vous procédez dans l’ordre. Voici comment faire, étape par étape, pour éviter les bugs et tirer parti des capacités de votre futur réseau.


Étape 2 : mettre à jour le firmware de vos appareils

Le firmware (ou microprogramme) est le logiciel interne qui permet à vos appareils de communiquer avec votre routeur. Avec le WiFi 7, les normes de communication évoluent : débit accru, latence réduite et meilleure gestion des interférences. Sans une mise à jour adaptée, certains appareils risquent de perdre en stabilité ou de ne pas exploiter pleinement les nouvelles fonctions. Dans les cas extrêmes, des incompatibilités peuvent apparaître et bloquer l’accès à certaines fonctionnalités réseau.

Selon une étude publiée en 2025 par l’ARCEP, 42 % des utilisateurs français n’ont pas mis à jour le firmware de leurs appareils après le passage au WiFi 6E. Résultat : ralentissements récurrents, coupures de connexion et plaintes injustement attribuées au fournisseur d’accès. Mieux vaut éviter de reproduire ces erreurs au moment de passer au WiFi 7.

Télécharger les dernières mises à jour

La première étape consiste à identifier quels appareils de votre réseau nécessitent une mise à jour de firmware. La liste peut paraître longue, mais une méthode structurée permet de tout couvrir sans s’y perdre :

  1. Consultez la documentation technique de chaque appareil (manuel utilisateur, site du fabricant, application dédiée). La plupart des constructeurs publient des notes de mise à jour mentionnant, entre autres, le support du WiFi 7, une meilleure gestion de la bande 6 GHz ou des correctifs de sécurité.
  2. Vérifiez la compatibilité matérielle : tous les appareils ne peuvent pas passer au WiFi 7 par simple mise à jour. Un smartphone sorti avant 2023 (comme l’iPhone 14 ou le Samsung Galaxy S22) ne bénéficiera pas de la nouvelle norme, mais restera fonctionnel sur votre réseau. À l’inverse, un Google Nest WiFi Pro (sorti en 2024) ou un MacBook Pro M3 (2023) pourront exploiter davantage de fonctions.
  3. Utilisez un outil de scan réseau pour recenser tous vos appareils connectés. Des applications comme Fing (Android, iOS) ou WiFi Analyzer (Windows) offrent une vue d’ensemble de votre parc. Notez les noms des appareils et leurs adresses IP pour faciliter ensuite les recherches de mises à jour.

Une fois la liste établie, rendez-vous sur les sites des fabricants pour télécharger les dernières versions du firmware. Quelques adresses utiles :

Astuce : si un appareil n’offre aucune mise à jour de firmware, vérifiez au moins qu’il prend en charge le WiFi 6E. Dans ce cas, il pourra se connecter à votre réseau WiFi 7, mais sans utiliser ses fonctions avancées. Priorisez les mises à jour sur les appareils critiques : ordinateur principal, smartphone, enceintes et caméras connectées.

Configurer correctement les nouveaux paramètres

Une fois le firmware mis à jour, certains paramètres doivent être ajustés manuellement pour garantir une connexion optimale avec votre routeur WiFi 7. Les interfaces varient, mais la logique reste la même.

  1. Activez le support du WiFi 7 (si l’option existe). Sur de nombreux appareils, la fonction reste désactivée après une mise à jour :
    • Sur un MacBook : Préférences Système > Réseau > Wi-Fi > Avancé > Mode Wi-Fi, puis sélectionnez « WiFi 7 » (ou « 802.11be »).
    • Sur un smartphone Android : Paramètres > Réseau et Internet > Wi-Fi > Avancé > Bande de fréquence, puis choisissez « 6 GHz » si votre routeur la propose.
    • Sur un routeur ASUS : dans l’interface d’administration, Wireless > Professional, puis activez « WiFi 7 » dans le menu Mode.
  2. Configurez la bande 6 GHz, l’une des nouveautés majeures du WiFi 7. Cette bande offre moins d’interférences et un débit jusqu’à 40 % supérieur à la bande 5 GHz :
    • Sur votre routeur, ouvrez les paramètres sans fil puis sélectionnez la bande 6 GHz comme canal principal pour les appareils compatibles.
    • Assurez-vous que vos appareils supportent cette bande, faute de quoi ils basculeront automatiquement sur les bandes 5 GHz ou 2,4 GHz.
  3. Optimisez la qualité de service (QoS) pour prioriser vos usages clés. Le WiFi 7 introduit des mécanismes avancés de gestion du trafic, comme la multi-link operation (MLO), qui connecte un appareil sur plusieurs bandes (2,4 GHz, 5 GHz, 6 GHz) en même temps :
    • Dans les paramètres du routeur, activez la QoS ou la priorisation du trafic.
    • Attribuez une priorité élevée aux appareils sensibles (PC de télétravail, caméra de surveillance, console de jeu).

Sécurité : après chaque mise à jour de firmware, changez systématiquement vos mots de passe WiFi. Les anciennes versions peuvent contenir des failles de sécurité. Utilisez un mot de passe d’au moins 16 caractères, mélangeant majuscules, minuscules, chiffres et symboles. Évitez les suites évidentes ou les phrases trop simples. Des gestionnaires comme Bitwarden ou 1Password facilitent la création et le stockage de mots de passe robustes.

Une fois ces réglages effectués, redémarrez tous vos appareils (routeur, ordinateurs, smartphones) pour appliquer les changements. Le redémarrage peut prendre jusqu’à 2 minutes pour certains routeurs haut de gamme comme l’ASUS RT-AXE11000 ou le TP-Link Archer BE900, ce qui est normal.

Vérifier la compatibilité des appareils connectés

Même avec un firmware à jour, tous les appareils ne profiteront pas au même niveau du WiFi 7. Certains fonctionneront en mode dégradé, d’autres refuseront de se connecter si leur firmware est trop ancien. Voici comment faire le tri et corriger les principaux problèmes :

  1. Testez la connexion de chaque appareil :
    • Connectez un appareil récent (smartphone 2024, PC avec carte WiFi 7) à votre réseau WiFi 7. Mesurez le débit via Speedtest.net ou Ookla. Vous pouvez viser 1,5 à 2 Gbit/s en conditions favorables.
    • Refaites le test avec un appareil plus ancien (ex : tablette 2020). Si le débit chute à moins de 500 Mbit/s, c’est le signe qu’il n’exploite ni la bande 6 GHz ni le WiFi 7.
  2. Identifiez les appareils incompatibles :
    • Les appareils sans support WiFi 6E (ex : iPhone 12, Amazon Echo 2e génération) ne se connecteront jamais à la bande 6 GHz. Ils resteront sur les bandes 5 GHz ou 2,4 GHz, avec des débits moindres.
    • Les appareils avec un firmware non mis à jour (ex : une caméra Reolink sortie en 2022) peuvent planter ou se déconnecter régulièrement. Dans ce cas, contactez le fabricant pour connaître la feuille de route des mises à jour.
  3. Isolez les appareils problématiques si besoin :
    • Créez un réseau invité dédié aux appareils incompatibles. Ils continueront à accéder à Internet, mais n’alourdiront pas votre réseau principal.
    • Si un appareil est critique mais incompatible (alarme connectée, centrale domotique), envisagez son remplacement par un modèle récent. Les prix des appareils WiFi 7 ont baissé d’environ 30 % depuis 2024, selon Les Numériques.

Témoignage :

« Après mise à jour de mon MacBook Air M2 et de mon routeur Deco XE75, mes streams 4K sont devenus parfaitement fluides. Seule ma vieille enceinte Sonos One a dû repasser en 2,4 GHz. »
Thomas, 34 ans, Paris, janvier 2026

Enfin, surveillez les performances de votre réseau durant les jours qui suivent. Utilisez des applications comme NetData (Linux) ou GlassWire (Windows/macOS) pour analyser le trafic et repérer d’éventuels goulots d’étranglement. Si un appareil pose problème, consultez son manuel ou contactez le support technique du fabricant : de nombreux constructeurs publient désormais des correctifs spécifiques pour le WiFi 7.

Votre nouveau routeur WiFi 7 est déballé, ses antennes orientées, et il ne reste plus qu’à l’installer. Mais avant de le brancher, une question simple conditionne la qualité de votre réseau : où l’installer exactement ? Un mauvais emplacement peut réduire de 30 à 50 % la portée et la stabilité du signal, même avec un modèle récent. Cette étape n’a rien d’accessoire : elle fait partie intégrante de l’optimisation de votre installation. Suivez ce guide pour placer votre routeur efficacement, le configurer sans stress et sécuriser votre réseau dès le départ.


Étape 3 : installer le routeur WiFi 7 dans votre domicile

Le WiFi 7 annonce des débits théoriques pouvant atteindre 46 Gbit/s et une latence inférieure à celle du WiFi 6E, mais ces performances dépendent à 80 % de l’environnement physique. Une étude de l’Institut national des télécommunications (INT) réalisée en 2025 a montré que 68 % des problèmes de connexion dans les foyers européens provenaient d’un mauvais positionnement du routeur. D’où l’intérêt de s’y attarder quelques minutes.

Routeur WiFi 7 installé en hauteur dans un appartement français, positionné au centre du logement pour optimiser la couverture
Bien placer physiquement le routeur WiFi 7 dans le logement est essentiel pour profiter pleinement de la nouvelle norme sans fil.

Trouver l’emplacement optimal

Oubliez le routeur caché derrière un meuble TV ou posé sur le réfrigérateur. Un routeur WiFi 7 a besoin d’un emplacement central et dégagé pour couvrir correctement un logement. Voici quelques règles simples à appliquer pour gagner en portée sans multiplier les équipements.

  • Évitez les angles morts : placez le routeur au centre géographique de votre logement, idéalement entre 1,20 m et 1,50 m de hauteur. Cette position améliore à la fois la couverture horizontale et verticale. Par exemple, dans un salon de 5 m de long, installez-le à environ 2,5 m des murs les plus éloignés.
  • Éloignez-le des obstacles :
    • Les murs en béton ou en brique absorbent jusqu’à 70 % du signal (source : ANFR, 2024). Privilégiez les cloisons légères et les espaces ouverts.
    • Les appareils électroniques (box TV, micro-ondes, babyphones) génèrent des interférences. Laissez au moins un mètre de distance avec le routeur.
    • Les meubles en métal (bibliothèques, structures de canapé) réfléchissent les ondes. Évitez de les placer dans l’axe direct du routeur.
  • Privilégiez la hauteur : suspendre le routeur au plafond (avec un support adapté) ou le poser sur une étagère haute limite les zones d’ombre au sol, où le signal s’atténue plus vite. Astuce : utilisez un niveau à bulle pour vérifier que les antennes sont bien verticales ou parallèles au sol, selon les recommandations du fabricant.
  • Testez avec un analyseur de réseau : des applications gratuites comme WiFi Analyzer (Android) ou NetSpot (iOS/macOS) permettent de cartographier les points forts et faibles de votre réseau. Commencez avec l’ancien routeur, analysez la couverture puis ajustez l’emplacement du nouveau jusqu’à viser −50 dBm ou mieux dans les pièces clé.

Cas particulier : les grands logements (plus de 100 m²).
Si votre domicile dépasse 100 m², un seul routeur WiFi 7 peut suffire, mais une solution mesh (kits TP-Link Deco XE75 ou Netgear Orbi RBKE963, par exemple) reste souvent plus efficace. Ces systèmes reposent sur des nœuds satellites qui retransmettent le signal sans chute de débit importante. Budget : comptez entre 200 € et 600 € pour un kit couvrant jusqu’à 500 m².

« Le WiFi 7 donne le meilleur de lui-même quand le routeur est installé dans un espace dégagé, pas caché dans un placard. »
Jean-Marc Philippe, ingénieur réseau chez Orange Labs

Brancher et configurer le routeur

Une fois l’emplacement validé, passez à l’installation matérielle. La procédure suivante couvre la grande majorité des routeurs grand public (ex. : ASUS RT-AXE11000, D-Link DIR-X5460, TP-Link Archer BE900), avec quelques variations possibles selon les marques.

  1. Alimentez le routeur :
    • Branchez l’adaptateur secteur directement sur une prise murale plutôt que sur une multiprise avec variateur de tension.
    • Patientez 30 secondes le temps que les voyants s’allument (généralement blanc ou bleu pour l’alimentation, orange ou clignotant pour le WiFi en phase de démarrage).
  2. Reliez-le à votre box Internet :
    • Utilisez le câble Ethernet fourni (Cat 6 ou plus) pour connecter le port WAN/Internet du routeur à votre box Orange, SFR, Bouygues ou Free. Sécurité : désactivez le WiFi de la box pour éviter les réseaux doublons et les interférences.
    • Si votre box est une box 4G/5G sans port Ethernet, ajoutez un adaptateur USB-C/Ethernet (ex. : Sabrent EC-USBS-TC, environ 20 €).
  3. Accédez à l’interface de configuration :
    • Sur un smartphone ou un ordinateur, ouvrez un navigateur et saisissez l’adresse IP par défaut du routeur (souvent 192.168.1.1 ou 192.168.0.1). En cas d’échec, consultez la documentation du fabricant.
    • Connectez-vous avec les identifiants par défaut (souvent admin/admin ou admin/password). Sécurité : changez immédiatement ces identifiants après la première connexion et choisissez un mot de passe de 12 caractères minimum.
  4. Configurez la connexion Internet :
    • Dans l’onglet « Internet » ou « WAN », sélectionnez le mode « PPPoE » si votre FAI l’impose, ou « DHCP » dans la plupart des autres cas.
    • Si votre FAI demande une authentification (par exemple chez Orange ou SFR), saisissez votre identifiant et votre mot de passe FAI, disponibles sur l’étiquette de la box ou dans l’espace client.
    • Validez et attendez 1 à 2 minutes que la connexion se stabilise. La LED Internet doit passer au vert fixe.
  5. Activez et nommez votre réseau WiFi :
    • Dans l’onglet « WiFi » ou « Wireless », activez le WiFi 7 (parfois indiqué « WiFi 6E/7 »).
    • Choisissez un nom de réseau (SSID) :
      • Évitez d’y inclure des informations personnelles (nom de famille, adresse).
      • Optez pour un nom court et mémorisable, par exemple « Maison_2G4 » pour la bande 2,4 GHz et « Maison_5G6G » pour les bandes 5 GHz et 6 GHz. Cette séparation facilite la connexion des appareils anciens.
    • Sélectionnez la bande de fréquence :
      • 2,4 GHz : portée maximale (jusqu’à 100 m en intérieur), débit plus limité (environ 600 Mbit/s), idéale pour les appareils éloignés.
      • 5 GHz : débit élevé (jusqu’à 5 Gbit/s), portée intermédiaire (environ 50 m), adaptée aux ordinateurs et smartphones.
      • 6 GHz : bande spécifique au WiFi 7, très peu d’interférences, débits théoriques jusqu’à 40 Gbit/s, mais portée limitée (environ 30 m) et réservée aux appareils récents.
    • Définissez la sécurité :
      • Sélectionnez le protocole WPA3. Évitez si possible le WPA2, moins sécurisé.
      • Créez un mot de passe robuste :
        • Au moins 12 caractères.
        • Combinaison de lettres, chiffres et symboles.
        • Idéalement généré et stocké via un gestionnaire comme 1Password ou Bitwarden.
  6. Enregistrez et redémarrez :
    • Cliquez sur « Enregistrer » ou « Appliquer ». Le routeur peut redémarrer automatiquement, comptez 1 à 3 minutes.
    • Quand la LED WiFi s’allume en vert ou bleu fixe, votre réseau est opérationnel. Connectez un premier appareil pour valider la connexion.

Problème courant : la connexion Internet ne s’établit pas
Si la LED Internet reste orange ou clignotante :

  • Vérifiez le câble Ethernet : assurez-vous qu’il est bien enclenché des deux côtés. Un câble défectueux reste la première cause de panne sur une nouvelle installation.
  • Redémarrez votre box : débranchez-la 30 secondes, rebranchez-la puis attendez 2 minutes avant de relancer le routeur.
  • Contactez votre FAI : si le problème persiste, la box peut souffrir d’un bug firmware ou d’un souci d’authentification. Les FAI français disposent d’outils de diagnostic en ligne accessibles 24 h/24.

Matériel et fournitures nécessaires

Élément Description Prix indicatif (2026)
Routeur WiFi 7 Modèle grand public (ex. : ASUS RT-AXE11000, TP-Link Archer BE900). Vérifiez la compatibilité avec votre FAI. 250 € – 600 €
Câble Ethernet Cat 6 ou supérieur Longueur adaptée à la distance box-routeur. Évitez les câbles supérieurs à 50 m, plus sujets aux pertes. 10 € – 30 €
Support mural ou étagère Pour surélever le routeur (support mural ou étagère en bois). Évitez les supports métalliques. 15 € – 50 €
Adaptateur USB-C/Ethernet Pour connecter une box 4G/5G dépourvue de port Ethernet (ex. : Sabrent EC-USBS-TC). 20 € – 40 €
Niveau à bulle Pour vérifier l’alignement des antennes lorsque le routeur est fixé en hauteur. 5 € – 15 €
Application d’analyse réseau Exemples : WiFi Analyzer (Android), NetSpot (iOS/macOS), utiles pour cartographier la couverture. 0 €

Sécuriser le réseau WiFi

Un routeur WiFi 7 mal configuré sur le plan de la sécurité devient une porte d’entrée privilégiée pour les cybercriminels. En 2025, un foyer français sur cinq a été victime d’une intrusion réseau, selon une étude de l’ANSSI. Quelques réglages simples permettent de réduire nettement ce risque.

  • Activez le filtrage MAC :
    • Dans l’interface du routeur, ouvrez la section « Filtrage MAC » ou « Contrôle d’accès ».
    • Renseignez les adresses MAC des appareils autorisés (disponibles dans les paramètres réseau de chaque appareil). Par exemple, sur un iPhone : Réglages > Général > Informations > Adresse Wi-Fi.
    • Cette méthode n’est pas infaillible (les adresses MAC peuvent être usurpées), mais elle ajoute une couche de protection supplémentaire.
  • Désactivez le WPS :
    • Le WPS (WiFi protected setup) simplifie la connexion par bouton, mais constitue une faille de sécurité connue. Désactivez-le dans les paramètres.
    • Certaines attaques, comme Pixie Dust, permettent de casser un code WPS en quelques heures.
  • Masquez votre SSID (optionnel) :
    • Dans les paramètres WiFi, activez l’option « Masquer le SSID ». Votre réseau ne sera plus visible dans la liste par défaut.
    • Cette mesure ne remplace pas un bon chiffrement, mais limite les tentatives opportunistes.
  • Mettez à jour le firmware du routeur :
    • Rendez-vous dans la section « Mise à jour firmware » ou « Administration > Firmware ».
    • Activez les mises à jour automatiques pour bénéficier rapidement des correctifs de sécurité. En janvier 2026, par exemple, ASUS a corrigé une vulnérabilité critique touchant plusieurs modèles WiFi 7.
  • Ségmentez votre réseau (pour utilisateurs avancés) :
    • Créez un réseau invité avec un mot de passe distinct, limité à l’accès Internet, pour les visiteurs ou certains appareils connectés.
    • Si votre routeur le permet, utilisez des VLAN pour isoler les équipements sensibles (NAS, caméras) du reste du réseau domestique.
  • Surveillez les appareils connectés :
    • Dans l’interface du routeur, consultez régulièrement la liste des appareils connectés.
    • Si un appareil inconnu apparaît, déconnectez-le et changez immédiatement le mot de passe WiFi.
    • Certains routeurs haut de gamme permettent d’activer des alertes par e-mail lors de chaque nouvelle connexion.

« Un réseau WiFi 7 mal sécurisé devient vite une cible, surtout dans les grandes villes. Une bonne configuration fait déjà une grande partie du travail. »
Élodie Martin, experte cybersécurité à l’ANSSI

Sécurité : attention aux attaques « Evil Twin »
Des pirates peuvent créer un faux réseau WiFi dont le nom ressemble au vôtre (par exemple « Maison_5G_FREE ») pour intercepter vos identifiants. Pour limiter ce risque :

  • Vérifiez toujours l’adresse MAC de votre routeur dans les paramètres de votre appareil, et apprenez à la reconnaître.
  • Utilisez un VPN (par exemple ProtonVPN ou NordVPN) sur vos terminaux mobiles lorsque vous utilisez des réseaux publics.

Votre nouveau routeur WiFi 7 est en place, les câbles rangés, et les voyants indiquent que tout fonctionne. Avant de considérer l’installation comme terminée, reste une étape essentielle : vérifier que le réseau tient ses promesses. Cette phase de tests et d’ajustements permet de repérer les zones faibles, d’ajuster les paramètres et d’exploiter au mieux les 3 000 Mbit/s théoriques annoncés par la norme WiFi 7. Comptez une trentaine de minutes pour mener ces vérifications : vous y gagnerez en confort d’usage sur le long terme.


Étape 4 : tester et optimiser le réseau WiFi 7

Un routeur WiFi 7 n’est plus un simple équipement « plug and play ». Ses fonctions avancées – canaux de 320 MHz, multi-link operation (MLO), flux spatiaux multiples – nécessitent une phase de réglage. Ne vous contentez pas de voir trois barres de signal sur votre smartphone : mesurez, comparez, puis ajustez la configuration jusqu’à obtenir un résultat cohérent avec votre abonnement et votre matériel.

Ordinateur portable affichant des tests de vitesse et une carte de couverture pour optimiser un réseau WiFi 7 à domicile
Mesurer la vitesse, la couverture et la latence permet d’ajuster finement la configuration de son réseau WiFi 7 pour des performances optimales.

Mesurer la vitesse et la couverture

Pour évaluer votre réseau, les tests rapides via Speedtest.net ne suffisent pas. Ils donnent une tendance, mais pas l’image complète. Le WiFi 7 introduit de nouvelles contraintes (canaux larges, MLO, 6 GHz) qui méritent des outils plus détaillés. Commencez par un diagnostic structuré avec des applications comme WiFi Analyzer (Android), NetSpot (iOS/macOS) ou Ekahau Heatmapper (version d’essai).

Protocole de test recommandé :

  1. Choisissez trois emplacements clés : à proximité du routeur, à mi-distance, et dans la pièce la plus éloignée. Utilisez un appareil compatible WiFi 7 (PC portable récent, smartphone doté d’un Snapdragon 8 Gen 3 ou d’un Apple A17 Pro).
  2. Mesurez les débits descendant et montant en 2,4 GHz, 5 GHz et 6 GHz. Notez les résultats pour pouvoir comparer ensuite l’impact de vos réglages.
  3. Mesurez la latence (ping) avec un outil comme PingPlotter ou la fonction ping de Speedtest. En dessous de 10 ms, le réseau est bien dimensionné pour le jeu en ligne ou la visioconférence. Au-delà de 30 ms, des optimisations s’imposent.
  4. Testez la multi-link operation (MLO) si votre routeur le permet. Activez la fonction, associez deux bandes (5 GHz + 6 GHz), puis relancez un test de débit. Vous pouvez espérer une progression de 30 à 50 % par rapport à une connexion sur une seule bande.

Exemple de résultats attendus (source : tests PCMag, 2025) :

Bande de fréquence Débit descendant (Mbit/s) Latence (ms) Couverture (rayon efficace)
2,4 GHz 450 – 600 15 – 25 Jusqu’à 50 m (murs porteurs)
5 GHz 1 200 – 1 800 8 – 12 Jusqu’à 30 m (ligne de vue)
6 GHz 2 400 – 3 000 5 – 10 Jusqu’à 20 m (peu d’obstacles)
MLO (5 GHz + 6 GHz) 3 500 – 4 200 4 – 8 Dépend de la bande dominante

Si vos mesures s’éloignent fortement de ces fourchettes, cherchez d’abord du côté des interférences locales, de la configuration ou de la qualité du câblage entre box et routeur.

« Sans un minimum de mesures et d’ajustements, un réseau WiFi 7 tourne rarement à plus de la moitié de ses capacités. »
Thomas Pedersen, ingénieur réseau chez Qualcomm

Sécurité : évitez de réaliser ces tests détaillés sur des réseaux publics ou partagés (coworking, cafés). Des informations comme les débits, la topologie réseau ou les canaux utilisés peuvent faciliter l’exploitation d’éventuelles failles. En mobilité, passez par un VPN pour ajouter une couche de protection.

Ajuster les canaux et la configuration

Le WiFi 7 exploite davantage de canaux que les générations précédentes, mais leur utilisation reste dépendante de votre environnement radio. Une configuration par défaut mal adaptée peut faire perdre 20 à 40 % de performance. Quelques ajustements suffisent souvent à retrouver un réseau fluide.

1. Analyser le spectre radio
À l’aide de WiFi Analyzer ou NetSpot, scannez les canaux utilisés autour de chez vous. Repérez :

  • Les canaux 2,4 GHz et 5 GHz saturés (affichés en rouge ou très encombrés).
  • Les canaux 6 GHz encore peu occupés, généralement plus propres.
  • Les sources de bruit : fours à micro-ondes, babyphones, anciennes caméras WiFi, ampoules connectées bas de gamme.

En 2,4 GHz, les canaux 1, 6 et 11 restent le meilleur compromis en Europe. En 5 GHz, privilégiez les canaux de 80 ou 160 MHz si votre environnement le permet.

2. Configurer les canaux manuellement
Dans l’interface du routeur :

  1. Désactivez le mode canal automatique, qui choisit parfois un canal déjà saturé.
  2. Choisissez un canal 2,4 GHz parmi 1, 6 ou 11 selon les résultats du scan.
  3. En 5 GHz, sélectionnez un canal large peu encombré (par exemple 36, 40, 44 ou 48) et évitez les canaux réservés aux radars.
  4. En 6 GHz, privilégiez un canal large (160 MHz) parmi ceux encore libres dans votre zone.

Astuce : si votre routeur gère le DFS (dynamic frequency selection), il peut automatiquement éviter les canaux utilisés par certains radars. En contrepartie, des scans réguliers peuvent provoquer de brèves coupures. Dans les immeubles très denses, mieux vaut parfois rester sur des canaux « DFS-free » pour éviter ces microcoupures.

3. Activer et paramétrer la multi-link operation (MLO)
Le MLO fait partie des principales nouveautés du WiFi 7. Pour en tirer parti :

  1. Activez le MLO dans les paramètres avancés du routeur et reliez au moins deux bandes (souvent 5 GHz + 6 GHz).
  2. Définissez une bande prioritaire : souvent le 6 GHz pour la vitesse, le 5 GHz pour la stabilité en cas de murs épais.
  3. Vérifiez que vos appareils (smartphones, PC) sont bien compatibles MLO, ce qui n’est pas encore systématique en 2026.

4. Ajuster la puissance d’émission
Un routeur trop puissant peut parasiter ses propres signaux, tandis qu’une puissance trop faible génère des zones d’ombre. Ajustez la puissance (TX power) dans l’interface :

  • 2,4 GHz : environ 80 % de la puissance maximale.
  • 5 GHz : environ 70 %.
  • 6 GHz : 100 %, la bande étant moins utilisée.

Complétez par un nouveau scan de couverture pour vérifier que le signal reste homogène dans l’ensemble du logement, sans surtension inutile près du routeur.

Sécurité : évitez d’installer votre routeur WiFi 7 au milieu d’un amas d’équipements sans fil (enceintes Bluetooth, vieilles caméras WiFi, micro-ondes). Ces appareils perturbent surtout les bandes 2,4 GHz et 5 GHz, mais peuvent aussi dégrader l’expérience globale. Laissez au minimum un mètre de distance.

Conseils pour maintenir des performances optimales

Un réseau WiFi 7 bien réglé aujourd’hui peut se dégrader dans quelques mois, au fil des ajouts d’appareils ou de l’arrivée de nouveaux réseaux voisins. Pour conserver de bonnes performances, quelques réflexes simples suffisent.

1. Mettre à jour régulièrement le firmware
Les constructeurs publient des mises à jour corrigeant des bugs, améliorant la stabilité ou optimisant la gestion de la MLO. Activez les mises à jour automatiques ou vérifiez au moins une fois par mois. Une version obsolète peut facilement faire perdre 15 à 25 % de débit sans que cela soit évident.

2. Planifier des redémarrages réguliers
Même les meilleurs routeurs finissent par accumuler des connexions résiduelles et des processus en mémoire. Programmez un redémarrage hebdomadaire en dehors des heures d’utilisation. Cela réinitialise les connexions, libère de la mémoire et, sur certains modèles, force un recalcul optimal des canaux.

3. Limiter le nombre d’appareils simultanés
Le WiFi 7 gère beaucoup mieux la congestion, mais au-delà de 50 appareils connectés en même temps, les performances peuvent fléchir. Dans les foyers très équipés :

  • Créez des VLAN pour séparer les appareils critiques (PC, consoles) des objets connectés secondaires.
  • Activez le client load balancing pour répartir automatiquement les appareils entre 5 GHz et 6 GHz.
  • Désactivez le WiFi sur les appareils rarement utilisés pour alléger le réseau.

Astuce : avec un système mesh (comme Google Nest WiFi Pro ou TP-Link Deco XE75), vérifiez régulièrement la position des nœuds. Un seul nœud placé trop loin ou derrière un mur épais peut réduire la portée du 6 GHz de près de 30 %.

4. Surveiller les interférences externes
Les réseaux des voisins, les travaux à proximité ou de nouvelles bornes publiques peuvent modifier le paysage radio. Une fois par mois, réalisez un nouveau scan des canaux avec WiFi Analyzer et adaptez vos réglages si nécessaire. Dans certaines grandes villes, des projets de WiFi municipal en 6 GHz ont déjà conduit de nombreux particuliers à reconfigurer leurs routeurs pour retrouver un débit stable.

5. Protéger le réseau contre les intrusions
Un réseau attaqué ou saturé par un logiciel malveillant peut voir son débit s’effondrer. Pour limiter ce risque :

  • Activez le WPA3 et désactivez les modes plus anciens si vos appareils le permettent.
  • Modifiez le SSID par défaut et, si besoin, masquez-le.
  • Choisissez un mot de passe complexe et changez-le dès qu’un doute apparaît.
  • Activez le pare-feu intégré du routeur et limitez le nombre de ports ouverts vers l’extérieur.

Sécurité : évitez de recourir au port forwarding ou au mode DMZ sans réelle nécessité. Ces fonctions d’exposition directe augmentent le risque d’intrusion. Si vous devez les utiliser (serveur de jeu, NAS accessible à distance), limitez les IP autorisées et privilégiez l’usage d’un VPN.

6. Utiliser des outils avancés en cas de besoin
Pour les utilisateurs exigeants, des outils comme iPerf 3 ou Wireshark permettent d’analyser finement les flux et de repérer pertes de paquets, latences anormales ou goulots d’étranglement. Ces diagnostics sont particulièrement utiles pour les usages intensifs (télétravail, jeu en ligne compétitif, diffusion vidéo professionnelle).

En appliquant ces étapes, votre réseau WiFi 7 ne se contentera pas de fonctionner : il deviendra un outil fiable au quotidien, capable de suivre l’évolution de vos usages numériques pendant plusieurs années. L’installation n’est qu’un début ; c’est l’optimisation continue qui fait la différence entre un simple changement de routeur et un véritable saut de confort à la maison.