Lors de la vente d’un bien immobilier entre particuliers, il est essentiel de rédiger un compromis de vente solide et complet pour sécuriser la transaction. Ce document pré-contractuel engage le vendeur et l’acheteur et doit contenir des mentions obligatoires précises pour être valide juridiquement.
À retenir
- Un compromis de vente est un avant-contrat qui engage le vendeur et l’acheteur.
- Il doit contenir des mentions obligatoires pour être valide.
- Les principales mentions concernent l’identification des parties, la désignation du bien, le prix et les modalités de paiement, les conditions suspensives, le délai de rétractation, et les diagnostics techniques obligatoires.
Identification précise des parties
L’identification claire et précise des parties est primordiale. Pour les personnes physiques, cela inclut le nom, les prénoms, la date et le lieu de naissance, la nationalité, le régime matrimonial et l’adresse du domicile. Pour les personnes morales, il est nécessaire de mentionner la dénomination sociale, la forme juridique, le numéro d’immatriculation au RCS, l’adresse du siège social, et l’identité du représentant légal habilité à signer.
Informations cruciales pour l’identification
- Pour les personnes physiques : Nom, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité, régime matrimonial, adresse.
- Pour les personnes morales : Dénomination sociale, forme juridique, numéro RCS, adresse du siège social, identité du représentant légal.
Désignation précise du bien immobilier
La description du bien doit être détaillée pour éviter toute ambiguïté. L’adresse complète, le type de bien (maison, appartement, terrain), la superficie, le nombre de pièces, et les annexes (cave, parking, jardin) doivent être précisés. Les références cadastrales telles que la section et le numéro de parcelle sont également nécessaires.
Éléments à inclure pour la désignation du bien
- Adresse complète.
- Type de bien et description détaillée.
- Références cadastrales.
- Origine de propriété.
- Éventuelles servitudes ou hypothèques.

Le prix de vente et les modalités de paiement
Le prix de vente doit être stipulé clairement en chiffres et en lettres. Les modalités de paiement, y compris l’indemnité d’immobilisation et le paiement du solde lors de l’acte authentique, doivent être précisées. Si l’acheteur recourt à un prêt immobilier, cela doit être mentionné avec les conditions suspensives appropriées.
Points essentiels pour le prix et le paiement
- Prix de vente en chiffres et en lettres.
- Modalités de versement de l’indemnité d’immobilisation.
- Conditions de paiement du solde.
- Mention de l’obtention d’un prêt immobilier si applicable.
Conditions suspensives et leur fonctionnement
Les conditions suspensives suspendent l’exécution du contrat jusqu’à la réalisation de certains événements. Les plus courantes incluent l’obtention d’un prêt immobilier, d’un permis de construire, ou la purge d’un droit de préemption. Chaque condition doit préciser l’événement attendu, le délai pour sa réalisation, et les conséquences de sa non-réalisation.
Exemples de conditions suspensives
- Obtenir un prêt immobilier.
- Obtenir un permis de construire.
- Purger un droit de préemption.
- Absence de servitudes graves.
Délai de rétractation et signature de l’acte authentique
L’acheteur non professionnel bénéficie d’un délai de rétractation de dix jours calendaires. Le compromis doit mentionner ce droit et ses modalités d’exercice. La date limite de signature de l’acte authentique de vente doit également être précisée, généralement dans un délai de trois à quatre mois.
Informations sur le délai de rétractation
- Délai de rétractation de dix jours calendaires.
- Mention obligatoire dans le compromis.
- Modalités d’exercice par lettre recommandée avec accusé de réception.
Diagnostics techniques obligatoires
Le vendeur doit fournir à l’acheteur un Dossier de Diagnostics Techniques (DDT) regroupant plusieurs diagnostics immobiliers. Les diagnostics courants incluent le DPE, le CREP, l’état d’amiante, et l’état des risques et pollutions. Le compromis doit lister les diagnostics réalisés et annexés.

Diagnostics à inclure dans le DDT
- Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).
- Constat de Risque d’Exposition au Plomb (CREP).
- État d’amiante.
- État relatif à la présence de termites.
- État des Risques et Pollutions (ERP).
Situation hypothécaire et servitudes
Le vendeur doit déclarer la situation hypothécaire du bien et les éventuelles servitudes existantes. Cela inclut les inscriptions hypothécaires et les servitudes de passage, de vue, etc. L’acheteur doit être informé des charges qui pèsent sur le bien.
Informations sur la situation hypothécaire
- Déclaration de l’existence ou non d’inscriptions hypothécaires.
- Description des servitudes grevant ou bénéficiant au bien.
Dispositions relatives à la copropriété
Si le bien est en copropriété, des informations spécifiques doivent être fournies, notamment le règlement de copropriété, les procès-verbaux d’assemblées générales, et le montant des charges courantes. Le compromis doit mentionner la soumission du bien au statut de la copropriété et la quote-part des parties communes.
Documents à fournir pour un bien en copropriété
- Règlement de copropriété.
- Procès-verbaux des assemblées générales.
- Carnet d’entretien de l’immeuble.
- Montant des charges courantes.
Clause pénale et répartition des impôts
Une clause pénale peut être incluse pour fixer à l’avance l’indemnité en cas de non-exécution des obligations. La répartition des impôts et taxes, tels que la taxe foncière et les charges de copropriété, doit être précisée pour éviter les litiges.
Éléments à considérer pour la clause pénale
- Montant de l’indemnité.
- Conditions de mise en œuvre.
En résumé, un compromis de vente entre particuliers doit être rédigé avec soin et inclure toutes les mentions obligatoires pour sécuriser la transaction et protéger les droits des deux parties.









